Matthew Sigel : la route vers un Bitcoin à 500 000 $ passe par l’or
La vision de Sigel repose sur une comparaison plus large entre le Bitcoin et l’or, deux actifs que les investisseurs considèrent de plus en plus comme des réserves de valeur potentielles. Alors que l’or continue de dominer le marché traditionnel des valeurs refuges, le Bitcoin se positionne de plus en plus comme une forme d’« or numérique », ce qui pourrait lui ouvrir l’accès à une part nettement

Selon Matthew Sigel, responsable de la recherche chez VanEck, le Bitcoin pourrait s’ouvrir la voie vers les 500 000 $ si sa capitalisation boursière atteignait environ la moitié de celle de l’or.
La vision de Sigel repose sur une comparaison plus large entre le Bitcoin et l’or, deux actifs que les investisseurs considèrent de plus en plus comme des réserves de valeur potentielles. Alors que l’or continue de dominer le marché traditionnel des valeurs refuges, le Bitcoin se positionne de plus en plus comme une forme d’« or numérique », ce qui pourrait lui ouvrir l’accès à une part nettement plus importante du capital mondial.
Le potentiel à long terme du Bitcoin
Le cœur de la thèse de Sigel est assez simple : si le Bitcoin captait la moitié de la valeur de marché de l’or, son prix pourrait fortement progresser par rapport aux niveaux actuels et atteindre 500 000 $.
VanEck maintient une vision haussière à long terme sur le Bitcoin, estimant que la cryptomonnaie dispose encore d’une marge de progression considérable à mesure que l’adoption institutionnelle et la demande de réserves de valeur alternatives continuent de se développer.
La comparaison entre le Bitcoin et l’or est particulièrement importante, car les deux actifs jouent des rôles qui se recoupent dans certains portefeuilles, malgré des caractéristiques fondamentalement différentes. L’or a une histoire séculaire d’actif défensif, tandis que le Bitcoin représente une alternative numérique plus récente qui attire de plus en plus d’investisseurs cherchant une exposition à l’économie émergente des actifs numériques.
L’or reste la référence
L’or demeure le leader incontesté des valeurs refuges. Sa longue histoire, sa reconnaissance mondiale et son rôle dans la préservation du patrimoine en ont fait une référence à laquelle les réserves de valeur alternatives sont souvent comparées.
Le Bitcoin s’est toutefois progressivement invité dans ce débat. Ses partisans le décrivent de plus en plus comme de l’or numérique, en soulignant son offre limitée et sa structure décentralisée.
Si le Bitcoin continue de gagner en acceptation comme réserve de valeur alternative, sa capitalisation pourrait disposer d’une marge de croissance importante par rapport à l’or. Atteindre ne serait-ce qu’une partie de la valeur totale de l’or représenterait une forte hausse de la valorisation du Bitcoin.

Cap sur le quatrième trimestre 2026
Le moment choisi pour investir pourrait aussi devenir un facteur important. Le quatrième trimestre 2026 est perçu comme une période où les investisseurs pourraient chercher à renforcer leurs positions, même si les pressions de marché à court terme pourraient continuer à générer de la volatilité.
Dans le même temps, les capitaux du marché des cryptomonnaies pourraient privilégier de plus en plus les projets dotés d’une utilité concrète et de cas d’usage clairement définis. Plutôt que de se répartir sans distinction, les investissements pourraient se concentrer davantage sur les cryptomonnaies et projets blockchain qui démontrent une valeur pratique et une demande durable.
Pour le Bitcoin, la thèse globale reste toutefois étroitement liée à l’évolution de son rôle dans le système financier mondial. S’il continue de capter une part croissante des capitaux traditionnellement alloués à l’or, le scénario à 500 000 $ de Sigel pourrait devenir une référence de plus en plus importante pour les investisseurs de long terme en Bitcoin.
